samedi 10 mai 2008

Je suis un singe, et vous ?

Bon, d'accord, je n'ai pas donné de nouvelles depuis quinze jours, mais à ma décharge, je dois dire que je n'avais ni le temps ni l'énergie de bloguer… Dans ma précédente note, je vous faisais partager mon voyage à Marseille, mais ce n'était qu'une étape vers le domaine (puisqu'il faut bien se résoudre à l'appeler ainsi) familial où m'attendaient les douze travaux d'Hercule (ou presque).

Le printemps s'installant dans le sud, le jardin et les oliviers nécessitaient en effet quelques soins urgents. J'avais initialement prévu de ne rester qu'une semaine… je finis la deuxième, c'est vous dire l'ampleur des “dégâts”. Les trois vues suivantes vous donnent d'ailleurs un (petit) aperçu de la vastitude (non, ce n'est pas un néologisme ségolénien) de la propriété…


dont vous ne voyez là que le tiers (environ). Oui, il y a de quoi s'occuper tous les jours de toute l'année ! Je me suis donc occupé à continuer la taille des monstres d'oliviers (je dis “monstres” car ils sont vraiment hors norme) entamée le mois dernier, entre autres innombrables choses. Et c'est comme ça que j'ai réactivé mes gènes simiesques et que je me suis retrouvé suspendu à 7 ou 8 mètres de haut, des jours durant (et quasiment 2 jours par olivier) à tailler, tailler, tailler…


… pour essayer de redonner “taille humaine” à ces géants qui, il faut aussi le dire, depuis la disparition de mon père, avaient allègrement pris leurs aises. Le résultat, c'est ça : voici Nectarius, notre olivier fétiche, une fois sa coupe de printemps effectuée.


Et pour mémoire, voici ce à quoi il ressemblait avant…


Un monstre vous disais-je… et il y en a treize comme ça dans le jardin ! J'ai terminé le dernier aujourd'hui et j'ai cru que j'allais gentiment péter un câble.

Mais, ça y est, c'est fait. Demain, je les traite (si le temps le permet) à la bouillie bordelaise pour les protéger des parasites, et… ouf, je pourrai enfin passer à autre chose. En parlant d'autre chose, nous nous sommes aussi arrangés avec notre voisin pour qu'il mette ses chevaux dans la partie en friche du terrain, ce qui m'évite de passer encore plus de temps à tondre (en nous faisant économiser essence et usure de la tondeuse). C'est infiniment plus écologique et tellement plus pacifique…


Quand je vois ça de la fenêtre de ma chambre, ça me fait moult plaisir. Voilà pour cette semaine : je vous donne rendez-vous dans quinze jours (et oui, encore), puisque je pars me changer les idées chez les cousins, à Montréal. Je vous raconterai bien sûr ce nouveau voyage en photo et peut-être aussi en vidéo. Restez en ligne ;))

PS. Le temps l'a permis, tout est fini, yo !